Le monde du travail

Je pense que si Dante avait connu le monde actuel de l’entreprise, il aurait défini les cercles de l’enfer différemment.

J’ai pour tâche permanente de maintenir à jour une base de données que personne n’a le droit d’utiliser (pour des raisons de sécurité…) à partir d’informations que les gens oublient de me donner, tout en triant les centaines de viagra sans ordonnance mails que je reçois chaque jour pour voir si quelque chose d’important s’est passé (environ 200 déjà aujourd’hui, et il n’est que midi), auquel cas je dois contacter un collègue pour m’assurer qu’il a bien vu le même mail.

Comme ça n’occupe pas mes journées, je dois également me trouver moi-même des occupations qui font avancer l’entreprise, ce qui fait que ces jours-ci, je fais du data-mining sur 37 000 emails reçus au cours de ces 5 dernières années.

Ah oui, et pour obtenir ce travail passionant, j’ai dû mettre en avant mon anglais courant, ma maitrise avancées des outils informatiques, mon DEUG de science politique et mon master 1 en communication.

J’avais toujours cialis et troubles du rythme cardiaque pensé que le jour où chéri et moi aurions deux salaires, je pourrais finalement m’acheter des trucs, histoire de vivre un peu au lieu de survivre. On n’a toujours pas les moyens d’acheter un porte-serviettes pour la salle de bains, ou une tringle à rideaux pour le salon. Nos fins de mois n’ont été plus difficiles que pendant la période où j’étais étudiante et chéri au chômage, c’est dire.

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